La ponte du brochet

La ponte est déclenchée par la présence de végétation fraîchement submergée, correspondant à des périodes de hautes eaux et de hausse des températures (6 – 12°C), soit de février à fin mars en général. La submersion doit durer idéalement un mois et demi à deux mois consécutifs.

Quand un tel milieu n’existe pas, il peut arriver que le brochet se contente de supports de pontes moins favorables : des algues, des boisements immergés, etc. Pour exemple, de fortes reproductions de brochets ont déjà été observées en lit mineur si le niveau d’eau y est particulièrement bas :

“ Les acquisitions foncières se sont tout de suite imposées comme un outil incontournable de la politique de restauration de frayères à brochet*sur notre département de Charente-Maritime. A ce jour, notre Fédération est devenue propriétaire de 59 parcelles, soit près de 20 hectares. La plupart de ces investissements ont permis de répondre à des besoins de restaurations, mais certains ont aussi été réalisés à titre conservatoire. Bien que parfois ces opérations prennent un certain temps, une démarche volontariste d’animation et la signature d’une convention de surveillance foncière avec la SAFER Poitou-Charentes (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) nous ont permis d’atteindre les objectifs fixés. Attention toutefois à ne pas minimiser les charges techniques (gestion d’espace naturel) et financières (fiscalité) avant de se lancer dans ce type de politique […] ”

Le texte complet, ici

De belles images de frayères :

Un peu plus didactique :

Sinon, il reste les frayères artificielles notamment en zone inadaptée, comme les lacs.

Ces frayères artificielles peuvent s’acheter toutes faites :

http://www.armorvif.com/fr/150-kit-frayeres-artificielles.html

http://www.federation-peche87.com/pdf/frayeres-artificielles-2004.pdf

Un exemple qui me plait, la frayère à brochets de Montreuil sur Ille.

Cela permet ce bonheur :

Vidange de la frayère de Montreuil sur Ille 2016
 Donc , comme les conditions optimales de reproduction sont connues, et vu que ce fleuve fait l’objet de bien des aménagements pour maitriser les phénomènes de crues qui sont nécessaire pour permettre de « tirer » la chasse, on doit pouvoir modéliser les zones de repoduction possible .
un peu de ce qui a été fait sur la Seine :
Au vu des résultats des tests sur les émetteurs, il semble raisonnable d’abandonner le suivi migratoire par
radio-tracking et de se concentrer sur l’émergence de projet de réhabilitation de zones de reproduction. Le
risque de perte d’individu marqué est trop élevé au regard du budget mobilisé et des résultats attendus.
donc ce qui a été fait c’est lister les lieux de reproduction, vérifier qu’ils sont fonctionnels ou agir :
De là à suggérer aux ingénieurs qui disposent de la modélisation du fonctionnement du fleuve Meuse, de faire, avec une certaine fréquence , exemple tous les 10 km , une reculée qui restera en eau jusqu’à fin avril, avant d’être vidangée, pour permettre une revégétalisation efficiente, ce me semble juste à demander
Dans la région grand est , et pas pour la Meuse, il y a eu ceci , ce me semble d’un tout autre niveau que cela.
Attention, je ne suggère pas qu’il ne mérite pas son diplôme, je suggère que c’est la structure qui doit être auditée…
Le sujet brochet permet d’entrevoir les bétises , pour être aimable, que les fédérations , ont imposé pendant des dizaines d’année :
Mince ici et là, on se réveille, voir ceci.
C’est bien …  mais franchement, il y a bien mieux à faire que des quenelles…
ce jour , c’est l’ouverture de la truite, mais il y a un autre bonheur , aller voir les pontes de brochet : elle sont vraiment douées les grosses mères . Il va pleuvoir pendant une semaine, c’est parfait …

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